texte des 100ans

texte des 100ans
Chers amis, je ne peux pas vous parler très longtemps, ni très fort, à cause d'une opération de la bouche et des sinus que j'ai eu à subir lundi dernier.



J'avais toutes les bonnes raisons de n'être pas ici ce soir, mais j'ai voulu être là, quand même ! J'ai voulu être là au milieu de vous, parce que c'est moi qui vous ai invités à ce rassemblement, pour célébrer, avec vous, le centième anniversaire du scoutisme.



Célébrer un centenaire c'est une grande fête de famille et je souhaitais donc que toute la famille soit là, rassemblée. Le scoutisme est un grand arbre, avec de nombreuses branches. Je voulais que toutes celles qui se déploient dans le Diocèse de Vannes soit présentes. Vous avez répondu largement à mon invitation



Guides et Scouts de France

Guides et Scouts d'Europe.

Guides et Scouts unitaires de France

Parents

Anciens



et je tiens à vous en remercier bien vivement.



Il y a dans la vie des moments où il faut miser sur ce qui nous unit et non pas sur ce qui nous divise.



Célébrer notre centenaire ce n'est pas mettre l'accent sur des conflits internes qui ont pu se conclure en éclatements, ce n'est pas mettre en évidence les différences de mentalité ou de méthodes pédagogiques, ce n'est pas donner plus d'importances aux institutions qu'à la vie. La vie est beaucoup plus importante que les institutions.



Fêter notre centenaire, c'est célébrer l'idéal que le scoutisme a pu susciter pendant un siècle dans la jeunesse.



Il me semble que ce rassemblement répond à un double devoir : un devoir de mémoire et un devoir de témoignage.





I - Un devoir de mémoire tout d'abord parce que nous devons honorer ceux qui ont fait le bien. Ceux qui ont su mettre leurs talents, leur fortune, leur génie au service de la jeunesse. Nous devons honorer ceux qui ont su donner un but et un idéal à cette jeunesse dés½uvrée ou exploitée du début du XXème siècle.



Nous pensons bien évidement à Lord Baden Powell qui, il y a tout juste 100 ans, rassemblait quelques dizaines d'adolescents des faubourgs de Londres pour le premier grand camp sur l'île de Brownsea.



Nous pensons aussi au Père Sevin, professeur d'anglais qui a introduit le scoutisme en France. Il était jésuite, et c'est ce qui explique que les collèges de jésuites aient pu être les grands vecteurs du développement du scoutisme en France. Comme ici à Vannes, le collège Saint François-Xavier dont l'étendard de 1925 est à l'honneur aujourd'hui.



Mais nous pensons aussi à tous ceux dont la vie a été transformée par le scoutisme : des plus célèbres comme Guy de Larigaudie ou Marcel Callot jusqu'aux plus inconnus.



Dans la préparation de ce centenaire, les scouts de France ont dit qu'ils veulent « aider les jeunes a bâtir une vie qui à du sens ».



Une vie qui a du sens, c'est une vie qui n'est pas refermée sur elle-même, dans l'égoïsme.

Une vie qui a du sens, c'est le contraire du repli sur soi.

Une vie qui a du sens, c'est une vie qui sait d'où elle vient et où elle va.

Une vie qui a du sens, c'est une vie qui n'a pas peur de l'engagement, c'est une vie qui déploie toutes ses potentialités, dans la construction de l'amitié, de la fraternité, de la solidarité.



Construire une vie qui a du sens, c'est faire l'apprentissage de toutes les valeurs qui rendent possible la vie en société.



Faire du scoutisme, c'est forger des hommes capables de s'engager dans le service de leurs frères.



C'est pourquoi l'Etat, avec les mots qui sont les siens, qualifie les mouvements scouts de mouvements d'éducation populaire.



Si nous nous penchons sur les textes fondateurs du scoutisme, les principes et la loi du scouting for boys de Baden Powell nous comprenons que le scoutisme est bien autre chose.



Il est une spiritualité, il est une mystique.



Celui qui a écrit « Le scout est fait pour servir et sauver son prochain » a donné dès l'origine une dimension Christique au mouvement qu'il fondait.



Car le Seigneur Jésus n'est pas venu pour être servi mais pour servir et pour donner sa vie en rançon pour la multitude.



J'espère que vous connaissez le chant « Les excuses de l'aspirant ». Je ne vous le chanterai pas aujourd'hui car habituellement je pleure avant la fin du quatrième couplet.



Mais il faut comprendre que ceux qui ont su donner une telle grandeur d'âme à la jeunesse, un tel esprit de service, de renoncement, de don de soi, sont dignes de notre reconnaissance. Ils méritent que nous honorions leur mémoire.



Mais la mémoire n'est pas seulement un hommage que l'on adresse au passé.

La mémoire nous est nécessaire pour nous même, pour notre identité, pour notre être.

On ne peut exister, avoir une personnalité, avoir une conscience de soi, que si l'on a un rapport à la mémoire.



Ce que je dis est peut-être difficile pour les plus jeunes, mais il ne faut pas renoncer à dire des choses difficiles. C'est en entendant des choses difficiles que l'on peut grandir et progresser.



Depuis trop longtemps, sous prétexte de chercher à se faire comprendre on dit des choses plates, des choses qui ne font pas grandir.



Je trouve que c'est une forme de mépris à l'égard des jeunes que de leur tenir un langage abêtissant, celui de la facilité !



C'est vrai dans le domaine de l'éducation, c'est vrai aussi dans le domaine de la foi. Vouloir leur faire croire que la religion est une affaire d'enfants qui ne s'exprime qu'avec des mots d'enfants, c'est la réduire à n'être qu'un enfantillage sur lequel ils n'auront même pas l'idée de s'appuyer pour construire leur vie adulte.



Le chemin semble ardu mais il faut comprendre une bonne fois pour toutes que ce n'est pas le chemin qui est difficile, c'est le difficile qui est chemin.



C'est en surmontant les difficultés que l'on peut atteindre un but. Tous les scouts qui sont ici en ont fait l'expérience.



Ce que je veux vous dire, c'est que garder la mémoire, c'est construire notre identité et notre existence.



Un peuple qui ne vivrait que dans l'aujourd'hui serait un peuple qui retournerait à la barbarie parce qu'il ne vivrait qu'à la superficie des choses. Paradoxalement ce serait un peuple qui retournerait au passé malgré lui, parce qu'il oublierait les leçons de l'Histoire.



Notre identité, comme personne et comme groupe humain, est faite de chacun des moments que nous avons vécus.



Un peuple qui ne vivrait que dans l'aujourd'hui, en oubliant le passé qui l'a construit, ne préparerait pas le futur.



L'aujourd'hui le tuerait !



Un peuple amnésique est un peuple mourant !



Nous voyons bien à travers la maladie d'Alzheimer, qui apparaît comme la maladie de notre siècle, combien la perte de la mémoire est destructrice de la personnalité et conduit à la mort.



Si nous voulons que le scoutisme continue, il faut donc développer une mémoire scoute, une culture scoute, qui seront les fondements d'une identité scoute.



Nous aurons rempli notre devoir de mémoire si en comprenant tout cela nous essayons de le mettre en pratique.





II - Mais je l'ai dit au début de cette homélie, notre rassemblement d'aujourd'hui répond aussi à un devoir de témoignage.



Nous devons témoigner de la jeunesse, témoigner pour la jeunesse.



Pourquoi faut-il qu'en France, jeune soit synonyme de délinquant ?

Pourquoi faut-il qu'en France on ne parle de jeunes que quand des voitures brûlent ?

Pourquoi faut-il qu'en France on se croit obligé de distribuer des préservatifs aux jeunes avec les programmes électoraux, comme il a été fait à Vannes, vendredi dernier ?

Pourquoi offre-t-on à la jeunesse une caricature d'elle-même tellement inquiétante, tellement troublante, tellement hideuse, qu'elle en vient à se détester jusqu'à faire du suicide sa première cause de mortalité ?



Pourquoi tout cela ?



Parce que notre monde qui doute ne sait plus produire que des âmes de vieillards !



Qu'est-ce donc que la jeunesse ?



Redoutée par les uns, achetée par les autres, flattée, honnie, objet de promesses ou de marchandages, enviée, crainte, imitée, contrefaite par des âmes vieillies qui tentent d'effacer les rides de leur peau pour masquer les flétrissures de leur c½ur ;



La jeunesse est-elle une force d'appoint pour des organisations politiques en déshérence ?

La jeunesse est-elle une assurance-garantie destinée à combler les déficits de nos gabegies ?

La jeunesse est-elle un alibi destiné à justifier toutes nos immaturités : psychologiques, morales, affectives, professionnelles, éducatives, familiales, sous le stupide masque du jeunisme qui n'est rien d'autre que la peur panique de la responsabilité de nos actes ?

La jeunesse est-elle tout simplement un âge de la vie ?


Il n'y a pas si longtemps, toutes les messes commençaient par ces paroles : « j'irai vers l'autel de Dieu, vers Dieu qui réjouit ma jeunesse ».



Quel que soit l'âge du prêtre ou des participants, même s'ils ont tous plus de 90 ans, les mots sont toujours les mêmes. La jeunesse n'est donc pas avant tout un âge de la vie. Elle a quelque chose à voir avec le matin toujours nouveau de ce qui est éternel !



Sa nature doit être recherchée aux sources de l'idéal, de l'enthousiasme, de la foi et de l'espérance. C'est là qu'il faut la protéger, la garder et la développer. C'est là qu'elle incarne l'avenir et qu'elle éclaire le monde.



Nous avons le devoir de respecter sa fragilité et de favoriser sa croissance.



Nous avons le devoir de garantir son autonomie et de lui proposer le cadre sans lequel elle ne saurait grandir.



Nous avons le devoir de nous attendrir sur ses premiers pas tout en lui apprenant à canaliser les « ouragans de forces qu'elle tient en réserve ».



La spiritualité du scoutisme se confond avec l'éloge de la jeunesse.



Mac Arthur écrivait « vous êtes aussi jeunes que votre foi, aussi vieux que votre doute », je voudrais ajouter : l'émerveillement et la capacité de s'indigner sont des privilèges de la jeunesse, des privilèges qui vous appartiennent !



Mac Arthur disait : « vous resterez jeunes tant que vous serez réceptifs à ce qui est beau, bon et grand. » Je voudrais ajouter : se battre pour la vérité et s'indigner devant le mensonge, la calomnie, l'étroitesse, sont les privilèges de la jeunesse, des privilèges qui vous appartiennent !



Mac Arthur disait « on ne devient pas vieux pour avoir vécu un certain nombre d'années, on devient vieux parce qu'on à déserté un idéal. Les années rident la peau, renoncer à son idéal ride l'âme. » Je voudrais ajouter : répudier la passivité, la compromission, le pessimisme, refuser la facilité, le cynisme, la veulerie sont des privilèges de la jeunesse, des privilèges qui vous appartiennent !



Des privilèges que vous devez proclamer !

Des privilèges que vous devez exercer !

Des privilèges que vous devez partager dans un esprit radicalement missionnaire !



Mais pour cela l'unité est fondamentale.



Jean-Paul II rappelait que les divisions empêchent l'annonce de la Parole. Tout royaume divisé contre lui-même périra.



Il nous appartient donc de rechercher l'unité, de la cultiver, de la faire grandir.



C'est un devoir vis-à-vis de tous ceux qui vous observent.



Bien sûr il n'est peut-être pas envisageable aujourd'hui de créer ensemble un seul grand mouvement catholique de scoutisme morbihannais, je suis pourtant sûr que nous en serions capables. Mais d'ici là, tout en respectant nos différences, nos cheminements, nos spécificités, il faut que nous montrions de plus en plus que nous sommes les branches d'un même arbre : celui qui a été planté il y a 100 ans.



Nous devons apprendre à mieux nous connaître, à mieux vivre ensemble, à dépasser nos appréhensions réciproques.



Dans beaucoup de Diocèses des initiatives louables existent déjà, même si elles semblent insignifiantes. Les premiers frémissements de la source annoncent les débuts d'un grand fleuve.



Pourquoi ne pas unir nos forces dans le service, dans l'art, dans la diffusion de la Bonne Nouvelle ?



Je vous encourage à vous rencontrer.



Ici où là il existe des chorales inter-scouts qui mobilisent les énergies autour d'un projet commun.

Je vous encourage à vous unir dans le service de la charité qui est la plus haute expression de notre appartenance au même Christ.



Je vous encourage à témoigner ensemble de votre foi au c½ur du monde.



Je vous encourage à prier ensemble, non pas dans des chapelles latérales mais dans la nef centrale. C'est là que se rassemble le Peuple de Dieu autour de l'évêque et du Pape.



Puisse ce centième anniversaire constituer un premier pas vers une restauration de l'unité perdue, cette unité à laquelle Dieu nous invite, cette unité que le monde attend, cette unité, enfin, à laquelle nos enfants ont droit.



Que Notre Dame des éclaireurs nous obtienne de Son Divin Fils, avec le courage, la grâce qui nous permettra de persévérer et de conduire l'étendard du scoutisme sur les routes de son deuxième centenaire avec toute la fécondité qui est la sienne.



Au Nom du Père, du Fils et du Saint Esprit. Amen !

# Posté le jeudi 26 juillet 2007 11:31

le scoutisme

le scoutisme
Le scoutisme c'est 3 millions d'hommes et de femmes ayant partagé cette experience en France
Le scoutisme c'est des enfants, garçons et filles de tous les horizons qui participent à des projets et qui apprennent à vivre ensemble.
Le scoutisme c'est la decouverte de responsabilité et de l'automnomie et c'est aussi la construction de notre personnalité et le développment de nos talents.
Le scoutisme c'est la transmission du bonheur
Le scoutisme c'est de l'aide apporter à ceux qui en ont besoin
Le scoutisme c'est des rencontres inoubliables
Le scoutisme c'est une façon de vivre avec seulement ce qu'on a besoin, non pas avec tous les objets superflus que la société de consommation inclue dans nos besoins, mais simplement de dormir, manger, partager, nouer des relations sociales, être heureux et surtout exterioriser ce bonheur pour que chacun en profite.
Le scoutisme c'est un mouvement qui existe depuis cent ans et qui j'éspère ne s'arrêtera pas de si tôt, parce que c'est une véritable leçon de vie, que je conseille à chacun d'entre nous de vivre

# Posté le mercredi 25 juillet 2007 11:49

scouts pour tous

vive la solidarité

# Posté le mardi 26 juin 2007 08:33

un monde, une promesse, une image

100ans du scoutisme
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# Posté le mardi 26 juin 2007 07:42

Modifié le mardi 26 juin 2007 07:54